l’Arbre Boit

L’Arbre Boit, écrit par Christophe Tostain. Edité aux Editions Espaces 34.

D’une durée de 40 minutes, les différents niveaux de lecture de ce cote musical lui permettent aussi d’être découvert en famille.

Mise en scène Christophe Tostain

Musique Sylvain Choinier

avec Delphine Dupin & Sylvain Choinier

Delphine Dupin

Synopsis

Un arbre est planté en terre, quelque part. C’est le printemps. La vie reprend après l’hibernation.

Jeune Branche commence à avoir soif. Que fait donc Vieille Racine ? D’autant que Jeune Branche bourgeonne et qu’elle n’est pas la seule. Grand Tronc a pris des forces en un an, la Famille des Branches a grossi et la Colonie des Feuilles ne va pas tarder à faire son apparition.

Intentions

Au fil des quatre saisons, c’est toute l’histoire d’un arbre et de ses habitants qui nous est contée à travers les aventures de Vieille Racine et Jeune Branche, sous le regard complice de ses amis les oiseaux.

Avec L’Arbre boit, la nature devient le théâtre vivant d’une fable universelle. À travers le cycle des saisons et les interactions entre les habitants de l’Arbre, cette œuvre explore des thématiques profondes : l’équilibre fragile entre solidarité et individualisme, la transmission entre générations, et le désir d’émancipation face à des racines qui nous ancrent autant qu’elles nous entravent.

La personnification des éléments naturels – Jeune Branche, Vieille Racine, l’Hirondelle, et le Vent – confère à ce récit une dimension à la fois poétique et universelle. Chaque personnage devient le miroir d’émotions humaines : l’impatience et la curiosité de la jeunesse, le devoir et la fatigue de la vieillesse, la jalousie et la colère face aux imprévus de l’existence. Cet univers riche et symbolique permet à chaque lecteur de s’identifier tout en réfléchissant à des problématiques sociétales plus larges.

Ce texte interroge également le rapport de l’humanité à son environnement. La Vieille Racine, gardienne des ressources et mémoire de l’Arbre, rappelle l’importance de préserver et de gérer ce qui est vital, même dans l’urgence. Pourtant, elle devient la cible des habitants lorsqu’elle est perçue comme responsable de leurs malheurs, illustrant la tendance humaine à désigner des boucs émissaires en période de crise. Ce point de tension trouve un écho contemporain dans les débats autour de l’écologie et de la responsabilité collective.

L’émancipation de Jeune Branche, au cœur du récit, offre une dimension intime et universelle. Son départ, porté par le Vent, illustre la quête d’ailleurs et le prix à payer pour grandir. Ce moment, à la fois libérateur et tragique, pose une question essentielle : pour s’épanouir, doit-on nécessairement rompre avec nos origines, quitte à blesser ceux qui nous ont construits ?

Avec une écriture à la fois sensible et accessible, L’Arbre boit s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes, ouvrant des pistes de réflexion sur l’interdépendance des êtres vivants et la complexité des relations humaines. Cette fable écologique et initiatique nous invite à contempler notre place dans un monde où tout est à la fois éphémère et profondément enraciné.